- Parlement fédéral / Chambre
Député fédéral – du 6 juillet 2010 à aujourd’hui réélu suite aux élections législatives anticipées de juin 2010 avec un score de 9775 voix.
Membre effectif:
Membre suppléant:
Député fédéral – du 17 juillet 2009 au 1er mai 2010. Membre suppléant d’Elio Di Rupo dans les Commissions Climat, Economie, Politique scientifique, Education, Institutions scientifiques et culturelles nationales, Classes moyennes et Agriculture.
- Ville de Thuin
Bourgmestre faisant fonction (En juillet 2009, P. FURLAN, Bourgmestre en titre est élu au poste de Ministre wallon des pouvoirs locaux et du tourisme)
Echevin de l’Enseignement, de la Jeunesse et de l’Académie de Musique (De 2000 à 2009)
- Communauté française
Inspecteur – Enseignement secondaire supérieur
Coordinateur des CEFA de Morlanwelz et Charleroi
Accompagnateur CEFA
Professeur en électromécanique
- Formations
Athénées de Charleroi et Couvin CESS (Certificat d’Enseignement Secondaire Supérieur)
Institut Technique de Morlanwelz Régendat en électromécanique (diplôme/AESI obtenu)
UMH Université de Mons-Hainaut 1ère et 2ème candidature en psycho-pédagogie (diplôme obtenu)
ULB - Université Libre de Bruxelles Licence en Sciences du Travail (orientation développement social)
Université de Paris XIII CEFUTS (Certificat européen de formation universitaire en travail social)
- Divers
Pratique le sport régulièrement
Aime la Culture, les rencontres, les relations humaines, les voyages et la découverte d’autres cultures, …
Côté lecture, apprécie les livres de philosophie et d’économie, la presse quotidienne et les magazines d’actualité …
{slide= Je pense que tout se tient, que tout est lié, étroitement imbriqué même. }Après vingt ans de CEFA, Marie Arena m’a proposé de devenir inspecteur. Cette nouvelle approche était un nouveau défi à relever pour moi. Serais-je à même de quitter le terrain, pour changer de point de vue et aller plus loin dans le projet? Aujourd’hui, je sens que j’ai bien fait de bouger. En politique aussi, avec Paul et les autres compagnons, nous avons voulu aller de l’avant. Dans les années 90, avec Paul Furlan et Philippe Tison, nous avons lancé le groupe « Autrement ». L’objectif était délicat et témoignait de notre esprit rebelle: renverser le fonctionnement du PS de la fédération de Thuin pour changer la politique, rompre avec certaines pratiques où nous ne nous ne reconnaissions pas.
Cela n’a pas été comme sur des roulettes, nous avons essuyé des critiques et notre parcours a été semé d’embûches, mais notre thèse a été suivie par les électeurs. C’est l’essentiel. En 1999, Paul Furlan a été élu député wallon. J’étais candidat à la Chambre. Puis, en 2000, nous avons gagné les élections communales et le PS est revenu dans la majorité. Paul est devenu le bourgmestre de Thuin et je me suis retrouvé à une place qui m’intéressait, parce que c’était vivant et concret, en tant qu’échevin de l’enseignement, de la jeunesse et de l’académie de musique.{/slide}
{slide= Arrivé à ce poste, dans un premier temps, j’ai choisi de sortir du clivage des écoles de village. } Il fallait imaginer un projet fédérateur pour les écoles de l’entité. Nous disposions d’une grande équipe d’enseignement, avec des directeurs. Un collège de quatre directeurs a été constitué.
C’est de ces rencontres et de la motivation des enseignants et des parents qu’est né le projet de l’apprentissage du néerlandais dés la troisième maternelle. Il s’agit de sensibiliser les enfants, pour casser la barrière entre eux et les langues étrangères. C’est valable dans toutes nos écoles. Nous avons aussi voulu que les enfants se réapproprient leur école. D’où le choix d’un poème pour chaque école. Roger Foulon, notre grand écrivain et poète, a rédigé le poème en hommage à l’Ecole des Quatre vents. Voir ces lettres tracées sur les murs d’une école, quel bonheur. Quelle leçon de vie…
Chaque année, les enfants partent pour une immersion de trois jours en Flandre. Tout se déroule en néerlandais. Nous comptons près de mille enfants pour cent enseignants, dans les écoles communales de Thuin. Dont cent élèves au CEFA. La tendance du début des années 2000, où l’enseignement communal était en difficulté, a été inversée, avec un progrès de 20%. D’autres projets existent. Ainsi, celui des cours philosophiques sur base de l’éducation à la citoyenneté. L’idée-force est de travailler ensemble pour les enfants. C’est dans cet esprit que nous collaborons avec l’AMO (Aide en milieu ouvert) Thudi-Jeunes. Les jeunes, il ne faut pas seulement leur proposer un enseignement de qualité, il faut les épauler dans la cité.{/slide}
{slide= Je suis aujourd’hui passé de côté du mayorat à Thuin où j’ ai repris le flambeau de Paul Furlan.} La régularité de nos rapports et l’ équipe que nous formons depuis toujours permet un travail en profondeur pour assurer le meilleur développement possible de l’ entité et une attention constante de nos citoyens.
D’ autre part le poste de Député Fédéral que j’ occupe au Parlement me permet de relayer au niveau de l’ Etat et faire évoluer divers domaines qui me passionnent comme la Santé, l’Economie, la Politique scientifique, l’Education, les Institutions scientifiques et culturelles nationales, les Classes moyennes et l’Agriculture. {/slide}
{slide= Alors que tu étudiais à l’Université de Mons, tu t’engageais déjà en politique, activement…}
Oui. Nous voulions changer la manière de faire du socialisme. Etre plus ouverts. En 1976, le PS était dans la majorité, à Thuin. Puis, en 1982, il a été rejeté dans l’opposition. Dans ces années-là, nous en avions marre de la façon dont on gérait la Thudinie. En même temps, à Mons, je découvrais autre chose. J’ai effectué mes candidatures en psycho-pédagogie. Là aussi, le folklore estudiantin était animé. Nous rencontrions les étudiants de Warocqué, de la Fucam, de la Faculté polytechnique, de l’Académie des Beaux-Arts. J’élargissais encore, au fil de la seconde moitié des années 70, mon horizon. Après ma deuxième candi, j’ai décidé d’arrêter mes études. Je voulais travailler, être dans le monde. On m’avait proposé de travailler dans une grande surface. Mais, tout en cherchant du travail, je m’étais inscrit en régendat à l’Institut technique de Morlanwelz, en électro-mécanique. En fait, c’était un retour au début de mes études secondaires. Là encore, j’ai découvert de nouveaux univers, en effectuant des stages dans des entreprises. Au contact notamment des ouvriers de l’hôpital Vésale, j’ai beaucoup appris sur le monde du travail et l’emploi.
A Thuin, avec d’autres jeunes, nous militions tout en nous ouvrant à la société et à ses grands problèmes. C’est dans les années 80 que nous avons créé le club Oxygène. Nous voulions réunir des jeunes autour du sport. Je me souviens du raid Thuin-Paris à vélo. Ceux qui en étaient n’oublieront jamais cette randonnée. Nous organisions aussi des conférences, avec MSF. Un des fondateurs de MSF-Belgique, le docteur Alain Devaux, qui est originaire de Charleroi, est venu parler de ce projet. Il nous a parlé de la Roumanie et des enfants des orphelinats. Et décrypté pour nous le dossier de la Tchétchénie. Nous avons organisé un voyage de soutien à un hôpital de Lituanie, après la chute du Mur de Berlin. André Hecq, de Lobbes, était engagé dans ce projet. Nous étions ouverts. Dans la foulée, ce fut la création d’Action&Solidarité, à Thuin. Pendant plus de dix ans, nous avons aidé des SDF, soutenu les restos du coeur, utilisé le canal du folklore pour récolter des fonds et épauler ceux qui étaient dans le besoin. Il y eut des concerts de solidarité et des retraites aux flambeaux. C’était passionnant. Nous étions soudés autour de la volonté de lutter contre les injustices suscitées par le déclin de l’économie.{/slide}
{slide= Alors que je terminais mon régendat à Morlanwelz, j’étais attiré par le démarrage du projet des CEFA.} Le fait que des jeunes étaient considérés comme des déchets de l’enseignement et que rien ne leur soit ouvert, dans l’enseignement de l’Etat, m’interpellait. Contrairement à ceux qui pensaient que s’occuper de ces étudiants-là était une punition, je me suis engagé dans leur prise en charge, avec d’autres enseignants. Le CEFA s’est développé au sein de l’Institut technique de Morlanwelz. En écoutant les jeunes que l’on rejetait, j’avais compris que l’on pouvait retirer beaucoup d’eux. Tout était dans la manière de s’adresser à eux. Il fallait les comprendre, les intéresser, leur montrer qu’en acquérant une connaissance dans un domaine précis, ils pouvaient trouver du travail. Il fallait ajouter au socle de l’apprentissage technique des stages auprès de patrons aux talents de pédagogues. En 1989, j’étais professeur d’électromécanique et me suis retrouvé accompagnateur au CEFA. L’accompagnateur, c’est la personne qui agit en tant que relais entre l’école, les patrons, les jeunes et leurs familles. Il ne faut pas laisser les jeunes livrés à eux-mêmes. Il faut aller à la rencontre des parents, recréer de la confiance.{/slide}
{slide= Les CEFA ont passé le cap de vingt ans d’action. Quel rôle joue encore le CEFA dans ta vie, ainsi que l’enseignement?}
Un rôle essentiel. La formation en alternance est un engagement qui rejoint mon action politique. Pas de manière directe, bien entendu, mais par ce que cela signifie en tant qu’outil pour lutter contre le chômage massif des jeunes de 18 à 25 ans, qui est une plaie en Wallonie et en Communauté française. Les CEFA se sont développés. Au départ, nous avions 16 inscrits. Le chiffre est passé à 100. Devenu coordonnateur du CEFA, je me suis efforcé, avec une équipe qui s’étoffait, à le développer, de manière à répondre aux besoins des jeunes mais aussi à la demande des employeurs. Morlanwelz a ouvert des sections à Trazegnies, puis à Fleurus, Thuin, Erquelinnes, Rance. Six cents jeunes sont inscrits dans ce CEFA. Depuis lors, je suis devenu inspecteur des CEFA et aussi de l’enseignement technique. Les CEFA, c’est plus de 9.000 élèves en Communauté française.
Tout en travaillant dans la société par le biais de mon métier de prof, j’avais choisi aussi l’option politique. En 1994, pour la première fois, j’étais candidat aux élections communales, à Thuin. J’avais 32 ans et je figurais à la 20e place sur la liste du PS. Paul Furlan, député wallon et bourgmestre actuel de Thuin, occupait la 21e position. Sans doute notre élection a-t-elle tenu à notre engagement sur le terrain de la vie quotidienne, dans l’entité. Toujours est-il que nous avons été élus, Paul et moi. Nous avons été conseillers dans l’opposition. En 1993, partant du fait qu’il fallait plus de culture à Thuin, nous avons lancé les fêtes de la musique. Elles continuent et ont servi de modèle. Les fêtes de Thuin sont considérées comme une des plus belles réalisations en Communauté française, dans ce domaine précis. Il s’agit de découvrir la Thudinie en musique. Et de provoquer des échanges entre les gens. De faire voyager les cultures…{/slide}
{slide= En même temps, pour approfondir le champ théorique de mes connaissances,} compléter ce que j’apprenais sur le terrain, avec les autres, j’ai décidé de reprendre des études. J’ai effectué une licence en sciences du travail à l’ULB et décroché un certificat de formation en travail social à l’université de Paris XIII. Je voulais être plus compétent dans l’approche scientifique de l’expérience du CEFA. C’était un outil pour affiner les principes pédagogiques, aller plus loin, mieux coller aux objectifs.{/slide}



